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Rencontre avec Omar Yaqoob, maire de Creil 

Le maire de Creil est né et a grandi dans le quartier du Moulin, où il vit toujours. Marié et père de quatre enfants, il a été éducateur spécialisé pendant plus de 15 ans auprès de jeunes en difficulté. Cadre de la fonction publique d’État depuis 2023, il est engagé depuis plus de vingt ans dans le tissu associatif creillois. Il porte aujourd’hui une ambition pour une ville plus juste, plus écologique et plus solidaire. 

Creil est une ville avec une histoire et une identité forte. Que représente-t-elle pour vous ? 

J'y ai une attache particulière puisque j'y suis né et j'y ai grandi. C’est le socle de mon identité. Je refuse de réduire Creil au portrait déformé que les médias en font parfois. En tant qu'enfant de cette ville, je la regarde avec une lucidité totale : je connais ses fragilités, mais je vibre surtout pour ses immenses qualités. Creil possède un potentiel incroyable parce qu'elle est jeune, mixte et populaire. C’est une véritable « force tranquille » portée par ses habitants, son tissu associatif et ses agents du service public. Après 18 ans de la même gestion, incarner ce nouveau souffle est une responsabilité que je mesure avec humilité.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager en politique ? 

Mon parcours d’éducateur a été le déclencheur. Je voulais faire plus pour les jeunes et la réinsertion, mais sur le terrain, je me sentais bloqué sans les leviers d'action d'un maire. Mon engagement s’enracine dans ce besoin profond de traduire la justice sociale, l'écologie et la solidarité en actes concrets. J'ai ressenti l'urgence de proposer une véritable alternative citoyenne pour remettre la commune au service de ses habitants et redonner une utilité palpable à l'action politique locale. 

Si vous deviez définir votre mandat par un objectif, lequel serait-il ? 

Mon objectif unique est de réduire la précarité par tous les leviers possibles. Cela passe par des mesures sociales directes qui redonnent du pouvoir d'achat aux familles : c’est le sens de la cantine scolaire gratuite et bio pour tous nos enfants, afin de garantir l'égalité dès le plus jeune âge, mais aussi de la gratuité progressive des transports. Cependant, cette lutte ne peut réussir sans une ambition économique retrouvée. Nous allons travailler à attirer de nouveaux investissements pour offrir à nos habitants les opportunités d'emploi qu'ils méritent. C’est cette alliance entre solidarité et dynamisme économique qui guidera mon mandat pour sortir les Creillois de la difficulté. 

Quels sont, selon vous, les principaux défis à relever pour la commune ? 

Le premier défi est vital : la défense de notre droit à la santé. Nous porterons une politique offensive pour le sauvetage de l'Hôpital de Creil et exigerons la remise à niveau complète du plateau technique. C'est une question de dignité pour les soignants et de sécurité pour les patients. Ensuite, transformer notre rapport à l'énergie avec une Coopérative citoyenne solaire. L'idée est de réapproprier la production d'énergie aux habitants : installer des panneaux photovoltaïques sur nos toits produira une énergie propre qui fera baisser directement les factures. 

Enfin, faire de Creil un territoire de référence pour la formation. Le Barreau Creil-Roissy est une chance historique de nous connecter au premier bassin d’emploi d’Europe. Nous structurerons des filières d'excellence pour que nos jeunes soient recrutés sur les métiers de demain à Roissy-CDG. En misant sur l'éducation et le cadre de vie, nous redonnerons à Creil sa fierté.