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Poèmes sur le travail manuel

Le premier recueil de poèmes Les gestes justes, de Xavier, et son comparse d’écriture Gaston, vient d’être publié.  Entre sonnet et chanson moderne, l’ouvrage coécrit, sous le nom imaginaire d’Eugène Durabot, valorise les métiers manuels, qui tendent à disparaître, nourri par leurs propres expériences professionnelles.

Quand avez-vous commencé à écrire, et en particulier de la poésie ?
Petit, je lisais tout ce qui me passait sous les yeux. J'étais très introverti et l'écriture à l'école publique a été comme un déclic pour exprimer ce que je ne n'arrivais pas à pas dire tout haut. Pour l'anecdote, l'association des commerçants de mon quartier avait organisé un concours de poésie et la mienne a été primée, ça m'a aidé, ouvert la voie et la « voix ». Puis Je n'ai jamais cessé d'écrire dans des carnets, sur des feuilles volantes et j'ai tout gardé.

D’où vous est venue l’idée d’écrire sur des métiers oubliés, rares voire disparus ?
Mes grands-parents étaient paysans, mon père a travaillé à la clouterie Rivière. Côtoyer ces lieux qui font l'histoire du bassin ouvrier de Creil ont largement inspiré nos réflexions.  Notre génération a subi de plein fouet l'effondrement d'un monde. Ce constat ainsi que notre vécu professionnel ont nourri notre réflexion sur le travail.  Il y a un réel sentiment de perte de sens, de disparition de tout un savoir-faire, une dévalorisation du travail manuel et de l’expérience. Le mot même de métier disparaît au profit de celui de « job ».

Est-ce un ouvrage autofinancé ?
C'est le fruit d'une collaboration tant manuelle que financière avec l'association Paradigme qui appuie des démarches culturelles à Creil et alentours. C'est une édition dite de ville qui ne dépasse pas les 99 exemplaires. Nous en avons fabriqué une partie à la main en reliure copte, dos carré collé, A6, quatre-vingt pages.

Où peut-on l’acheter ?
Il faut se rendre à la Librairie Aléatoire d'Amiens, il est au prix de 5€.

Travaillez-vous sur un nouveau projet ?
Je suis en train de finaliser l'édition des Mimes Hostiles qu'on pourra retrouver dans les paniers culturels de Paradigme ce mois-ci.